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Revue de presse

2004 - Janvier

Un nouveau-né trouvé dans une Eglise

« Une enseignante a découvert samedi sori une petite fille de deux jours dans un panier d’osier, déposé au pied d’une statue de saint Joseph dans l’Eglise Saint-Honoré-d’Eylau, dans le 16ème arrondissement de Paris. Le bébé, en bonne santé, a été transporté au service pédiatrique de l’hôpital Saint-Michel (Paris 15ème). Saisie, la brigade des mineurs va rechercher la mère. » 12 janvier (La Croix)


Les chiffres annuels officiels de l’avortement : « stabilisation »

« Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) a atteint 198.700 en 2001, soit 13,8 IVG pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans en moyenne, un chiffre stable sur dix ans, selon une évaluation de la direction des statistiques du ministère de la Santé (Drees) publiée samedi. Le nombre d'IVG, qui avait reculé de 1990 à 1995, est en légère augmentation depuis 1996, malgré la diminution depuis cette date du nombre de femmes âgées de 15 à 49 ans, note l'étude. (…) Alors que le taux de recours à l'IVG chez les femmes de 18 à 39 ans a diminué de 1990 à 1995 pour remonter ensuite, la tendance est à la baisse depuis 1990 pour les femmes de plus de 40 ans et plus, et à la hausse pour les jeunes filles mineures, indique la Drees, qui souligne que, depuis 1990, 8 à 10.000 de ces dernières pratiquent une IVG chaque année. (…) Plus de 17 femmes sur 1.000 ont été ainsi concernées en Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Corse, contre moins de 10 en Pays-de-Loire et Basse-Normandie, observe la Drees, selon qui ces écarts sont "vraisemblablement le fruit des différences régionales de comportement relatif à la sexualité, à la contraception et au désir d'enfant". Désormais, près de 30% des IVG sont pratiquées par mode médicamenteux, soit deux fois plus qu'en 1990. » 10 janvier (AFP)

Hausse de l’avortement en région PACA

« L'accroissement régulier du nombre d'avortements en Provence-Alpes-Côte d'Azur - + 26 % en huit ans - illustre un relâchement dans les pratiques contraceptives très préoccupant, selon la Direction
régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et l'association du mouvement français pour le planning familial à Marseille. Dans la région, plus d'une grossesse sur quatre se termine par un
avortement (le taux d'IVG est de 27,5% en PACA, de 20,7% en France métropolitaine et de 31% dans la région Ile-de-France). "Manifestement, la prévention telle qu'elle est pratiquée ne marche pas",
ne peut que constater le Dr Patrick Provansal à la DRASS. » 11 janvier (AFP)

IVG : vers l’abandon du projet

« Saisie du projet de loi contre la grande criminalité, la commission des lois du Sénat devrait supprimer (…) l’amendement de Jean-Paul Garraud (UMP, Gironde) qui instituait un délit d’ « interruption involontaire de grossesse » » 14 janvier (Le Figaro)

L’adoption facilitée ?

« Jean-Pierre Raffarin a fait savoir (…) qu’il a chargé le ministre délégué à la Famille, Christian Jacob, de lui proposer « les solutions permettant de doubler d’ici à 2006 le nombre d’adoption en France ». Jusqu’à présent, sur 18 000 demandes d’adoption formulées chaque année, 9 000 reçoivent un agrément et 4 500 adoptions sont effectivement réalisées, dont 3 500 à l’international. Pour fluidifier et rationaliser le processus, une réforme de l’adoption devrait permettre d’harmoniser les critères d’obtention de l’agrément et de faciliter d’autre part l’adoption à l’étranger. » 13 janvier (Le Figaro)

Polémiques autour du Conseil national pour accès aux origines personnelles

« Après le départ du Pr Roger Henrion, (…) la (…) démission du Dr Pierre Lévy-Soussan, le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop) se trouve entre les mains de militants de la filiation biologique à tous crins. (…) Issu de la loi du 22 janvier 2002, (le Cnaop) permet aux mères d’accoucher dans le secret et, aux enfants abandonnés, d’accéder à leurs origines, tout en garantissant la protection des familles adoptives. De septembre 2002 à septembre 2003, 30 enfants ont retrouvé l’identité de leur mère, sur un total de 600 nés sous X qui se sont adressés au Cnaop (la France compte 400 000 nés sous X - 560 naissances en 1999 -). En tout premier lieu, "le Cnaop ne respecte pas les mères qui abandonnent", affirme le praticien démissionnaire. Depuis un an, les femmes concernées "désertent de plus en plus les maternités et les unités spécialisées dans l’accueil des personnes en difficulté par rapport à leur grossesse", car ces structures ne sont "pas préparées à l’acte d’abandon d’enfants". " Pour les représentants du Cnaop dans les départements, la tâche essentielle est de faire la chasse aux renseignements, là où accouchent les femmes, au détriment de ce qui peut être important pour la psychologie des mères et en violation du secret médical, puisque même des internes et des infirmiers sont sollicités pour en savoir plus", explique le Dr Pierre Lévy-Soussan. Il s’ensuit une désaffection de la procédure d’accouchement sous X, ce qui laisse présager une "recrudescence des maltraitances à enfants, et/ou des dépôts sauvages d’enfants dans les lieux publics, voire dans les hôpitaux". "En Allemagne et en Suisse, on a réhabilité les dépôts anonymes de bébés dans des « couveuses » en milieu hospitalier", comme cela se pratiquait au XVIIe siècle avec les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. "Devra-t-on en revenir là ?" demande le praticien. (…) Les femmes qui ont abandonné leur enfant, quelle que soit l’antériorité de leur geste, ne sont guère plus respectées. Le Dr Pierre Lévy-Soussan parle de "pratiques persécutantes du Cnaop". "On harcèle par téléphone des personnes afin de savoir si elles souhaitent lever le secret de leur abandon, et de telles méthodes ne sont pas sans provoquer des séparations dans les couples." Enfin, lorsque la mère biologique décède, la révélation de cette disparition est "faite automatiquement à l’enfant ce qui témoigne, là encore, de l’absence de délicatesse dans les démarches du Conseil". Ce fut le cas à 9 reprises depuis septembre 2002. Un autre écart du Cnaop, selon le Dr Pierre Lévy-Sousan, est de faire de la filiation biologique "le maillon principal de la construction psychologique de l’enfant". Avec des conséquences "des plus fâcheuses" pour les adoptants. Le pédopsychiatre parisien (…) observe que les parents adoptifs sont "désorientés par l’effet médiatique et sociétal de la loi de 2002". "Sans les origines biologiques, ils ne peuvent créer de filiation avec l’enfant, leur dit-on. Aussi se retrouvent-ils paralysés, alors qu’ils sont porteurs d’une origine qui doit servir à bâtir le psychisme de leur enfant." (…) Le Cnaop (…) reste sous la férule de sa secrétaire générale Marie-Christine Le Boursicot, (…) proche du ministre de la Santé. » 27 janvier (Quotidien du Médecin)

Encore un nouveau-né trouvé en France, cette fois, dans un temple Bouddhiste

« Une fillette âgée de neuf jours a été abandonnée dans un temple bouddhiste à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) mercredi soir. L’enfant emmaillotée, de type asiatique, a été découverte avec un sac de voyage. Elle semblait en bonne santé. » 23 janvier (Le Figaro)

Portugal : vers un référendum sur la dépénalisation de l’avortement ?

« Une pétition ayant recueilli plus de 100.000 signatures en faveur d'un nouveau référendum sur une décriminalisation de l'avortement au Portugal doit être remise ce mercredi au parlement, a annoncé l'un de ses promoteurs. Un premier référendum en 1998, marqué par une très faible participation (30%), avait débouché sur un non (50,9%) à une dépénalisation de l'avortement jusqu'à 10 semaines sur simple demande de la femme. Le Portugal est l'un des pays d'Europe où la législation est la plus répressive. L'avortement n'est autorisé qu'en cas de risque pour la vie de la mère, et, dans des délais limités, en cas de danger pour sa santé physique et psychique, de risque de malformation congénitale des nouveau-nés ou de violences sexuelles. » 28 janvier (AFP)

Etats-Unis : vers des restrictions législatives à l’avortement ?

« Le président des Etats-Unis George W.Bush a apporté jeudi son soutien aux manifestants anti-avortement (…) "Je veux transmettre mes encouragements à chacun d'eux en personne et vous charge de leur dire combien j'apprécie leur dévotion à une cause juste", a déclaré M. Bush dans une conversation avec l'une des organisatrices de la manifestation. "Ces trois dernières années, nous avons fait de véritables progrès pour faire avancer aux Etats-Unis une culture du respect de la vie", a affirmé M. Bush lors d'un appel téléphonique passé depuis Roswell (Nouveau Mexique, sud) aux manifestants rassemblés à Washington. Cette manifestation, appelée "marche pour la vie", coïncide avec le jour-anniversaire de l'arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis légalisant l'interruption de grossesse. "La vie humaine est une création, pas un bien matériel, et ne doit pas être utilisée comme élément de recherche et des expériences", a ajouté le président Bush. Il a rappelé plusieurs décisions prises depuis le début de son mandat comme l'interdiction du clonage humain et, en novembre dernier, l'adoption d'une loi interdisant une méthode chirurgicale d'avortement tardif. "Je veux que vous sachiez que mon gouvernement défend vigoureusement cette loi contre tous ceux qui veulent l'annuler devant les tribunaux", a ajouté M. Bush, ajoutant que "nous savons qu'il faut encore faire davantage". » 22 janvier (AFP)

« Le sujet (de l’avortement) divise les Américains et devrait trouver toute sa place dans la campagne électorale. (…) Les quatre candidats démocrates qui ont des chances d'emporter l'investiture pour affronter Bush, à l'élection présidentielle de novembre, affichent tous une sensibilité favorable à l'avortement. En revanche, une large frange conservatrice de l'électorat républicain y est passionnément opposée. Et le président Bush, "même s'il tente parfois d'éluder la question, se range clairement du côté des opposants à l'avortement", souligne le politologue Allen Lichtman. "Cette position est souvent motivée par des convictions religieuses que Bush partage", a-t-il dit. Le président a promulgué en novembre une loi interdisant une méthode chirurgicale d'avortement tardif, qui devrait assurer aux républicains le soutien de leur électorat "pro-vie", selon l'expression consacrée aux Etats-Unis pour désigner les opposants à l'avortement. Cette loi avait été immédiatement contestée en justice par plusieurs associations, dont l'Union américaines pour les libertés civiques (ACLU),
qui cherchent à empêcher ce qu'elles considèrent comme un premier empiètement sur le droit à l'avortement, consacré par une décision de la Cour suprême en 1973 dont on fête l'anniversaire jeudi. Les partisans "pro-choix" redoutent également des nominations de juges conservateurs à la Cour suprême, en cas de deuxième mandat Bush et de forte majorité républicaine au Sénat. "Si deux juges quittaient la Cour pendant cette période, ils seraient remplacés par des conservateurs" nommés par Bush, explique M. Lichtman, ce qui ferait balancer l'équilibre au profit des juges "anti-avortement". Dans ce scénario "cauchemar" mis en avant régulièrement pas les défenseurs de l'avortement, la décision clé de 1973 pourrait être remise en question. "Supprimer le droit à l'avortement provoquerait sans aucun doute une révolution sociale dans le pays, mais il ne faut pas imaginer que cela soit exclu", estime M. Lichtman. L'avortement reste un sujet ultra-passionnel aux Etats-Unis, même si l'opinion sur cette question a peu évolué depuis une vingtaine d'années, comme le souligne Tom Smith, directeur d'un centre de recherches sur les questions de société à l'université de Chicago. "La majorité des gens n'ont pas un avis absolument tranché sur la question", explique-t-il à l'AFP. "Un peu moins de 10% sont inconditionnellement contre, 30% inconditionnellement pour, ce qui laisse 60% de gens entre les deux". "Si on pose la question avec des conditions précises: en cas de viol, inceste, où le bébé présente d'importants défauts génétiques ou si la santé de la mère est en danger, alors 80 à 90% des Américains disent accepter le principe d'un avortement", souligne-t-il. Pour autant, la question est systématiquement relancée à l'occasion des élections présidentielles américaines. Et même quand elle ne fait pas l'objet de débats à proprement parler, chacun connaît précisément la position de chaque candidat. "Avec les questions liées au racisme, cela fait partie des incontournables, des grands dilemmes américains", résume Allen Lichtman. "La question ne disparaît jamais, n'est jamais résolue, car elle s'inscrit dans les croyances et les émotions les plus profondes des gens", explique-t-il. 22 janvier (AFP)

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source : www.30anscasuffit.com - le site