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Revue de presse

2004 - Juillet

 

Le pape lance un appel pressant que pour la vie soit respectée

Au cours de son voyage à Lourdes, le 104e de son pontificat, le pape a rappelé l'importance de défendre la vie. "Je lance un appel pressant pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu’à son terme naturel", a-t-il déclaré ce matin au cours de la messe de l'Assomption. Plus de 300.000 pèlerins (selon les chiffres de la Préfecture des Hautes-Pyrénées), dont quelque 2000 malades, de très nombreux jeunes, assistaient ce matin dans la Prairie et l'esplanade des sanctuaires à la messe de l'Assomption présidée par le pape Jean-Paul II et concélébrée par vingt cardinaux, plus de 80 évêques et 1.200 prêtres (selon les chiffres de Radio Vatican). Le pape a commencé son homélie en rappelant qu'il avait "vivement désiré accomplir ce pèlerinage à Lourdes" pour célébrer avec l'Eglise le 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. "Aujourd’hui, l’Église célèbre la glorieuse Assomption au Ciel de Marie avec son corps et son âme, rappelait également le Saint Père. Les deux dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption sont intimement liés. Ils proclament tous deux la gloire du Christ Rédempteur et la sainteté de Marie, dont la destinée humaine est dès à présent parfaitement et définitivement réalisée en Dieu". Le pape a exhorté les fidèles à se mettre à l'écoute de la Vierge immaculée de la grotte de Massabielle. Il s'est d'abord adressé aux jeunes. "Écoutez d’abord, vous les jeunes, vous qui cherchez une réponse capable de donner sens à votre vie. Vous pouvez la trouver ici. C’est une réponse exigeante, mais c’est la seule réponse qui vaut. En elle, réside le secret de la vraie joie et de la paix", a-t-il déclaré. Puis le pape s'est adressé aux femmes. "De cette grotte, je vous lance un appel spécial à vous, les femmes. En apparaissant dans la grotte, Marie a confié son message à une fille, comme pour souligner la mission particulière qui revient à la femme, à notre époque tentée par le matérialisme et par la sécularisation : être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du coeur. A vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’Invisible !" Le Saint Père s'est alors tourné vers l'ensemble des fidèles en insistant sur l'importance de défendre la vie. "A vous tous, frères et soeurs, je lance un appel pressant pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu’à son terme naturel. La vie est un don sacré, dont nul ne peut se faire le maître". Cette exhortation, qu'il a répétée deux fois, a été saluée par de longs applaudissements de la foule qui n'a pas manqué par ailleurs d'encourager le pape chaque fois qu'il faisait une pause pour reprendre son souffle. Pour terminer, le pape a rappelé que la Vierge de Lourdes a "un message pour tous". "Le voici : soyez des femmes et des hommes libres ! a déclaré Jean-Paul II avec force. "Mais rappelez-vous, a-t-il poursuivi : la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, Lui qui « nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres » (Ga 5, 1). Défendez votre liberté !" Au moment de l'offertoire, des servants d'autel ont entrepris de déployer une nappe de 500 mètres de long, de l'autel jusque dans l'allée centrale, comme un prolongement de l'unique autel pour cette immense concélébration. Le gouvernement français était représenté par le ministre de l'Intérieur, M. Dominique de Villepin et le ministre de la santé, ancien maire de Lourdes, M. Philippe Douste-Blazy. A la fin de la célébration eucharistique, dans son allocution avant la prière de l'Angélus, le pape a tenu à saluer les jeunes qui l'ont à leur tour chaleureusement applaudi. "Je me souviens avec émotion des rencontres que j’ai eues en France avec les jeunes : la première à Paris, puis à Lyon, à Strasbourg, et enfin de nouveau à Paris pour la Journée mondiale de la Jeunesse, a-t-il déclaré. Ces rencontres ont été pour moi le signe d’une grande espérance, que je veux aujourd’hui partager avec vous, chers jeunes amis. Mettez-vous à l’école de Marie et vous porterez dans le monde un souffle d’optimisme", a déclaré le Saint Père. 15 août 2004 (zenit.org)

Le clonage humain «scientifique» démarre en Grande-Bretagne

L'autorité de régulation de la bioéthique humaine britannique vient d'autoriser, hier, une première équipe à créer des embryons humains par clonage, à visées scientifiques, et en particulier pour créer des lignées de cellules souches. Au Royaume-Uni, la loi autorisait depuis plus de deux ans le clonage : quatre demandes, dont celle du père de la brebis «Dolly», Ian Wilmut, ont été déposées. En France la révision des lois de bioéthiques autorise officiellement les recherches sur l'embryon pour cinq ans «à titre dérogatoire», mais prohibe le clonage thérapeutique. La décision britannique intervient alors que le débat au sujet de la recherche sur l'embryon fait irruption dans la campagne présidentielle américaine. Jean-Michel Bader [12 août 2004] C'est une décision attendue au Royaume-Uni depuis quatre ans : la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) a autorisé hier pour la première fois une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Miodrag Stojkovic, à créer des embryons humains clonés à visée thérapeutique. Suzy Leather, présidente de l'autorité, précise dans un communiqué : «Après un examen attentif des aspects éthique, scientifique, légal et médical du projet, le comité de l'HFEA a donné une première licence pour un an au Newcastle Centre for Life.» Le clonage thérapeutique est légal en Grande-Bretagne depuis 2002 : la commission de la Chambre des lords avait donné son feu vert théorique à ces recherches «indispensables à la science dans l'étude et le traitement de maladies incurables». Depuis 1990, le Human Fertilisation and Embryology Act autorise les recherches sur l'embryon dans la mesure où les objectifs thérapeutiques ou scientifiques sont bien identifiés. C'est sur le thème du diabète que le Dr Stojkovic, qui dirige la première équipe à avoir obtenu des cellules souches embryonnaires au Royaume-Uni, souhaite créer des embryons humains et en utiliser les cellules. Les embryons, apprend-on de l'université de Newcastle, se????)?AGraient détruits au bout de 14 jours. Interrogé par Le Figaro, le Dr Stojkovic n'espère pas obtenir de lignées avant au minimum un an : «Les problèmes sont immenses, tant en approvisionnement en ovocytes, qu'en caractérisation des lignées. Mais plus nous serons nombreux aux États-Unis, en France, en Allemagne, à travailler, plus cette recherche avancera vite.» Un an après l'annonce de la naissance de «Dolly», le premier mammifère cloné vivant, par le Roslin Institute (Edimbourg, Ecosse), James Thomson de l'université du Wisconsin (États-Unis) est, de son côté, parvenu, en novembre 1998, à établir des cultures et à perpétuer des cellules souches embryonnaires humaines. Dans l'embryon, ces cellules sont à l'origine de tous les tissus et organes différenciés. Le clonage et les cellules souches sont deux domaines de recherche intimement liés. En effet, l'année suivante, en juin 1999, la firme de biotechnologie américaine Advanced Cell Technology (Massachusetts) annonce avoir produit un premier clone humain, à partir d'une cellule humaine clonée dans un ovule de vache. L'annonce de la firme précisait déjà qu'en combinant la culture de cellules souches embryonnaires et le clonage, on pouvait espérer un jour «faire pousser» des organes ou des tissus à fins thérapeutiques. L'ère de ce qu'on a commencé à appeler le clonage thérapeutique démarrait. Pour Axel Kahn, membre du Comité national consultatif d'éthique, «les Britanniques agissent avec pragmatisme et prudemment, en analysant les projets au cas par cas. Personne ne doute que ces méthodes sont intéressantes, mais il n'y a pas vraiment d'urgence. L'affaire est entendue outre-Manche depuis quatre ans !» Le clonage fait appel à la technique dite de transfert nucléaire : le noyau de la cellule à étudier (par exemple d'un enfant atteint d'une maladie génétique incurable), est transféré dans un ovule récepteur vidé de son propre noyau. Après stimulation hormonale, «l'oeuf» ainsi obtenu se divise pour donner un embryon primitif. C'est à partir de cet embr????)?AGyon de quelques jours (appelé blastocyte) que l'on tente de récolter les précieuses cellules souches pour tâcher de les mettre ensuite en culture. La tâche n'est pas aisée : lorsqu'en février 2004, le Pr. Woo Suk Hwang (université de Séoul) avait obtenu par clonage trente embryons cultivés jusqu'au stade de blastocytes, une seule et unique lignée cellulaire souche embryonnaire avait pu être établie. Et encore, plusieurs mois après, selon un communiqué publié hier par la Royal Society «le doute subsiste sur l'origine clonale de cette seule lignée embryonnaire». Le terme de clonage «thérapeutique» censé aboutir à des traitements, autorisé au Royaume-Uni, est opposé à celui de clonage reproductif. Les chercheurs préfèrent aujourd'hui parler de clonage «scientifique» car les connaissances obtenues à partir des cellules de ces clones seraient à la fois fondamentales, sur la reprogrammation du noyau et la différentiation cellulaire, et ne déboucheront sans doute pas avant longtemps sur une hypothétique médecine régénérative dans laquelle tant de malades se sont mis à puiser de l'espoir. 12 août 2004 (Le Figaro).

France/avortement : "Un chiffre énorme et inquiétant"

Les médecins français font état d’un «chiffre énorme et inquiétant" d’avortements en France, et d’une "ignorance surprenante" des femmes, comme le rapporte aujourd’hui la revue de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org): danger. En France, on recense 220 000 avortements par an, soit 27% des naissances; pour le syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof, www.syngof.fr) c’est un "chiffre énorme et inquiétant". En effet, tout en approuvant que les médecins de ville puissent prescrire le RU 486, dans un communiqué, le Syngof, plaide pour un renforcement de la prévention. "Les gynécologues et gynécologues obstétriciens peuvent témoigner de l’ignorance souvent surprenante qu’ils constatent chez leurs patientes, concernant l’anatomie fonctionnelle et la physiologie de la reproduction. La maîtrise de la reproduction nécessite un minimum d’information aux adolescents et jeunes adultes afin de diminuer le recours à la pilule du lendemain, aux procédures abortives et de diminuer le risque de transmission du S.I.D.A. et des autres maladies sexuellement transmises, y compris les papillomavirus responsables des redoutables cancers du col de l’utérus." Mercredi 28 juillet 2004.(zenit.org)

La pilule abortive autorisée en médecine de ville

Philippe Douste-Blazy a signé un arrêté autorisant l'administration de la pilule abortive en dehors d'un établissement hospitalier, annonce le ministère de la Santé dans un communiqué. "L'arrêté de tarification concernant l'IVG médicamenteuse et chirurgicale vient d'être signé", lit-on dans ce communiqué. "Ce texte permet aux femmes de recourir à l'IVG médicamenteuse en médecine de ville dans des conditions de qualité et de sécurité équivalente à celles pratiquées en établissement de santé." Le ministère précise que l'interruption volontaire de grossesse par administration de pilule abortive de type RU486 doit être effectuée sous la surveillance d'un gynécologue ou d'un médecin généraliste "justifiant d'une expérience professionnelle adaptée".Ces médecins devront avoir passé une convention avec un établissement de santé et travailler en réseau avec lui, afin que leurs patientes puissent y être accueillies en cas de problème.G peuvent être pratiquées jusqu'à sept semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire approximativement cinq semaines de grossesse. L'arrêté prévoit également une revalorisation de 29% du forfait IVG en établissement de santé, afin d'inciter les établissements privés à pratiquer ces actes jugés peu rentables. "L'ensemble de ces dispositions doit permettre de réduire les délais d'accès des femmes aux IVG et offre des possibilités nouvelles de prise en charge", souligne le ministère de la Santé dans son communiqué. Ces mesures étaient en fait prévues dans la loi Aubry du 4 juillet 2001 réformant la loi Veil de 1975 sur l'IVG. Mais il fallait l'arrêté du ministère de la Santé pour qu'elles entrent effectivement en vigueur. Actuellement, les délais d'attente sont tels, à l'hôpital, pour des IVG médicamenteuses, qu'ils empêchent de nombreuses femmes de recourir à cette méthode beaucoup moins lourde que les méthodes chirurgicales (curetage ou aspiration) classiques. Selon des chiffres mentionnés vendredi par Le Monde, environ un tiers des 220.000 avortements pratiqués chaque ?année en France le sont par voie médicamenteuse. 23 juillet 2004 (Reuters)

Pas de statut pour le foetus

La Cour européenne des Droits de l'homme a rejeté hier la requête d'une Française qui avait perdu son bébé au sixième mois de grossesse, à la suite d'une confusion avec une autre patiente à qui le médecin devait enlever un stérilet. En 1999, la Cour de cassation, refusant de considérer le foetus comme une personne, avait cassé la condamnation de l'obstétricien pour homicide involontaire par la cour d'appel de Lyon. La jeune femme s'était alors tournée vers la CEDH. «La Cour est convaincue qu'il n'est ni souhaitable, ni même possible actuellement de répondre dans l'abstrait à la question de savoir si l'enfant à naître est une personne, au sens» de l'article 2 de la Convention européenne des Droits de l'homme, qui dit que «le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi», précisent les magistrats européens. Ils ont jugé par 14 voix contre 3 qu'il n'y avait pas violation de l'article 2. La Cour, soulignant qu'«aucun consensus européen n'existait sur la définition scientifique et juridique des débuts de la vie» et qu'il n'y avait pas sur ce point de position «arrêtée au sein de la majorité des Etats», a estimé que «le point de départ du droit à la vie relève de la marge d'appréciation des Etats». En France, la Cour de cassation a déjà tranché trois fois dans le même sens. En juin 1999, dans l'affaire sur laquelle la Cour européenne s'est prononcée aujourd'hui, la Cour de cassation cassait la condamnation de la cour d'appel de Lyon. En février 2000, la cour d'appel de Reims, rebelle, décidait qu'un automobiliste qui avait provoqué la mort d'un foetus de huit mois pouvait être poursuivi de ce chef. En juin 2001, la Cour de cassation cassait ce jugement nouveau. En juin 2002, la haute juridiction confirmait sa position dans une troisième affaire, une erreur médicale ayant entraîné la mort d'un enfant à naître. C'est pour combler ce qu'il considère comme un vide juridique que le député UMP Jean-Paul Garraud avait fait adopter en décembre à l'Assemblée nationale un amendement créant un délit d'interruption involontaire de grossesse. Le texte avait soulevé un tollé à gauche et dans les milieux féministes, qui y ont vu un premier pas vers la remise en cause du droit à l'avortement. Le gouvernement avait alors retiré son soutien à l'amendement qui avait été supprimé au Sénat. 09 juillet 2004 (le Figaro)

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source : www.30anscasuffit.com - le site