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Revue de presse
2004 - Mai
« INFANTICIDE (…) Une femme de 27 ans a été incarcérée (…) après que son bébé eut été retrouvé mort le 22 mars dans une machine à laver quelques heures après sa naissance à Toulouse. Selon ses proches, elle a cru le bébé mort-né après avoir accouché seule chez elle et voulant notamment le cacher à son fils de 3 ans, elle l’a placé dans la machine à laver. » 5 mai (Le Figaro) Polémique accidentelle et révélatrice sur l’échographie «
L'entretien de Philippe Douste-Blazy paru dans Le Monde du 30 avril a
fait sursauter bon nombre d'échographistes et de
gynécologues-obstétriciens, et sans doute bon
nombre de femmes. Interrogé sur la réforme de
l'assurance-maladie, le ministre de la Santé avait
cité, comme exemple de "dysfonctionnement" dans "l'offre de
soins", le nombre d'échographies pendant la grossesse.
"Prenons le cas d'une femme de 23 ans qui attend son
deuxième enfant. Si tout va bien, elle a besoin de deux
échographies. Deux, pas trois !", a fait valoir M.
Douste-Blazy. (…) Depuis plus de dix ans, trois
échographies, à 12, 22 et 32 semaines
d'aménorrhée, sont recommandées aux
femmes enceintes. "Chacune des trois échographies est
fixée à des dates précises pour des
raisons médicales précises ; si on devait en
supprimer une, on serait très embêté",
explique le docteur Cousin. "Face aux contraintes
médico-légales, la profession n'accepterait pas
de supprimer une échographie", prévient le
docteur Bessis. En France, la loi Veil autorise l'interruption
médicale de grossesse (IMG) quel qu'en soit le terme en cas
de diagnostic d'une affection particulièrement grave et
incurable. "La législation française et les
possibilités techniques actuelles nécessitent une
échographie au troisième trimestre", insiste le
docteur Bessis. Selon l'Institut national de la santé et de
la recherche médicale (Inserm), 4,3 échographies
sont réalisées, en moyenne, pour chaque femme
enceinte. En sachant que ce chiffre englobe les grossesses
"à risques", la pratique ne semble pas relever de la gabegie
financière. » Un film témoignage pour « apprivoiser le désir d’avoir un enfant » « Fécondation in vitro, dons d’ovules ou de sperme, adoptions d’enfants : la télévision et le cinéma nous ont rendu familiers les témoignages d’hommes et de femmes qui veulent « à tout prix » devenir parents. (…) C’est à rebours de ces parcours médicaux et humains complexes, souvent douloureux, que le film En vie a été conçu. Emmanuelle Vérani et Eric Bu, les réalisateurs, y parlent d’eux-mêmes, de leur désir d’enfant inassouvi, de leur attente d’une bonne nouvelle que la nature n’a pas encore eu la générosité de leur adresser. Reconnaissons le courage de la démarche, mais, surtout, son originalité. Ce couple encore jeune restera très discret sur le bilan clinique de sa stérilité ; tout juste apprendra-t-on qu’elle n’a pas d’explications scientifiques avérées… Alors, face au vide (pas d’explication, pas de bébé) Emmanuelle et Eric ont choisi de s’adresser… à l’absent. Non à un bébé imaginaire fruit d’une élaboration mentale farfelue, mais à ce « manque » éprouvé quotidiennement. Au lieu de chercher à le combler par des démarches frénétiques qui ressemblent souvent à une fuite en avant, ils vont tenter de l’apprivoiser. De lui donner un sens, et, peu à peu, d’en éprouver la richesse. (…) Adopter ? Non, en tout cas pas encore. Ce serait « prendre un raccourci », disent-ils alors que cette attente doit se vivre comme un voyage dont il faut apprécier toutes les étapes. Escales de bonheur quand même. La fin du film ne clôt pas l’histoire de ces amoureux-poètes qui n’ont pas oublié que l’humour est aussi un excellent viatique et prouvent, par ce travail sensible, qu’il y a bien des façons de transmettre la vie. » » 5 mai (La Croix) France : la périnatalité en péril ? « Depuis quatre ans, épidémiologistes, pédiatres et réanimateurs tentent sans succès de mobiliser les autorités sanitaires sur le grand abandon de la santé des enfants à naître et des mamans accouchées en France. Deux rapports de l’Inserm et de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris confirment le manque chronique des moyens humains et matériels des maternités, et la fréquence élevée et inquiétante de la grande prématurité. » 6 mai (Le Figaro)
« Un ancien baraquement de chantier sert de local à la protection maternelle et infantile (PMI). (…) Dans la salle d’attente remplie de jouets, Daphnée, 3 ans, s’amuse à la dînette. Sa mère est volubile ; « Je l’ai eue avec un type qui n’en voulait pas. J’ai refusé d’avorter. Bon… Mais on s’est disputé avec ma mère. J’ai dû partir et trouver un appartement. Ici, ça va. J’ai un F3 pour 120 euros par mois. Aujourd’hui, je voudrais que Daphnée voie la psychologue. Elle est nerveuse, elle n’arrive pas à parler, elle mord les autres. » La jeune femme de 27 ans, arrivée de Côte d’Ivoire encore enfant, a parlé d’une traite et Daphnée n’en a pas perdu une miette. » 10 mai (Le Figaro) Chine : le manque de filles menace « La
politique chinoise de l’enfant unique, qui a pour
conséquence nombre d’infanticides de filles, cause
un déséquilibre démographique
croissant entre les sexes. Les autorités évoquent
une « menace majeure » pour la Chine, qui compte
environ 117 garçons pour 100 filles. Le nombre de
garçons dépasse de près de 13 millions
celui des filles chez les enfants de moins de 9 ans, souligne
l’agence Chine nouvelle, citant Zhang Weiqing, ministre de la
démographie et du planning familial. Si la tendance se
poursuit, l’empire du Milieu pourrait, selon
l’agence, compter en 2020 jusqu’à 40
millions d’hommes dans l’incapacité de
trouver une épouse. Traditionnellement, les
garçons sont perçus comme une garantie permettant
de perpétuer le nom familial et de s’occuper de
leurs parents âgés. » Monde : un bébé sur dix naît d’une « mère adolescente » ? « Un nouveau-né sur dix dans le monde a été porté par une adolescente, un facteur de risque pour la mère et pour son bébé et qui coûte la vie, chaque année, à plus d’un million d’enfants et à environ 70 000 jeunes filles de 15 à 19 ans, selon le rapport annuel de Save thon children. (…) Dans nombre d’Etats, l’avortement est interdit et se fait clandestinement. (…) Dans les pays en développement, la grossesse et l’accouchement sont la principale cause de mortalité, explique Mike Kiernan, un porte-parole de Save the children. (…) « Les jeunes filles mariées doivent avoir accès à la contraception pour pouvoir retarder leur première grossesse jusqu’à l’âge de 20 ans quand leur corps est plus mûr ». » 11 mai (La Croix) Gianna Beretta-Molla (1922 – 1962), qui s’est sacrifiée pour son bébé, canonisée « Première sainte de l’Action catholique italienne, dont elle fut une ardente militante, Gianna Beretta est née (…) dans une famille très nombreuse, dixième de treize enfants. Très tôt engagée dans l’apostolat et l’aide aux plus petits, Gianna était une femme de son siècle. Médecin, chirurgien, elle s’était spécialisée en pédiatrie, et aimait faire du ski et de l’alpinisme. Les trois premiers enfants qu’elle eut de son mariage avec Pietro Molla avaient donné lieu à des grossesses difficiles et la quatrième l’était encore plus. Atteinte d’une tumeur à l’utérus elle avait tenu, malgré les risques, à mener sa grossesse à terme, veillant à ce que l’enfant qu’elle portait soit préservé. Elle lui avait donné, en parfaite connaissance de cause, la priorité sur sa propre vie ; elle était morte une semaine après la naissance de sa petite fille. Paul VI citera son histoire en 1973, lors d’un Angélus. Elle a été béatifiée en 1994, lors de l’Année de la famille, pour son choix (Jean Paul II dira alors : « Médecin, elle savait les risques qu’elle courait, mais elle n’a pas reculé devant le sacrifice ») mais aussi pour l’ensemble de sa vie. Aux yeux de ceux qui ont travaillé à sa cause, elle représente cependant toutes les femmes inconnues qui ont donné leur vie au moment de la transmettre à l’enfant qu’elles portaient. Hier, lors de la cérémonie, le mari de Gianna, âgé de 91 ans, était présent ainsi que sa sœur et trois enfants. « Puisse notre époque redécouvrir, par l’exemple de Gianna Beretta-Molla, la beauté pure, chaste et fertile de l’amour conjugal, vécu comme une réponse à la vocation divine », a insisté devant eu Jean Paul II. » 17 mai (La Croix) Pologne : un « arrêt Perruche » « Un tribunal polonais a accordé jeudi aux parents d'une fillette née infirme 14 000 euros de dommages dans un procès inédit pour refus d'examens prénataux, très peu pratiqués dans ce pays où l'avortement n'est autorisé qu'en cas de malformation de fœtus. (…) Selon le juge (…), "la femme, à qui l'hôpital a refusé les examens, a été privée de la possibilité de prendre une décision consciente concernant son sort et celui de l'enfant et a ainsi été privée de ses droits fondamentaux de patiente". La fillette est handicapée physiquement, son développement psychique en revanche n'est pas affecté. Elle exige des soins thérapeutiques quotidiens. Les parents avaient réclamé à l'hôpital et à ses médecins 1,4 million de zlotys (390 000 euros) de dommages et intérêts pour "avoir été privés de leur droit de décider" du sort de leur enfant à naître. » 6 mai (AFP) Mort du professeur Alexandre Minkowski « Le fondateur de la
néonatalogie s’est éteint
(…) à l’âge de 88 ans.
(…) « Un immense médecin »,
« l’une des consciences du XXe siècle
», « un homme engagé » :
c’est ainsi que le président de la
République a rendu hommage samedi au professeur Alexandre
Minkowski, décédé la veille
à l’hôpital militaire des Invalides.
« Avocat de la cause des enfants, aussi bien comme
médecin que comme citoyen du monde », a
déclaré de son côté la
défenseure des enfants, Claire Brisset. (…) Evêques et élections européennes : le respect de la vie comme critère pour voter «
Voici [des] extraits de la déclaration de la Commission des
épiscopats de la communauté européenne
en vue des élections au Parlement européen du 10
au 13 juin. source : www.30anscasuffit.com - le site |