cliquez pour revenir au sommaire de la rubrique cliquez pour imprimer l'article
J’étais capable d’avoir
ce bébé et de l’élever.

« J’étais enceinte de trois mois quand mon compagnon a pris peur et n’a plus voulu avoir de mes nouvelles. C’est mon patron. Il est marié ! Il m’avait pourtant assuré que si je tombais enceinte de lui, il serait hors de question d’avorter. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il a même pleuré de joie ! Mais avec le temps il a changé d’avis... Ce bébé, je le désirais vraiment. Je continue de penser qu’avoir un enfant est la chose que je souhaite le plus au monde. Mais je suis toute seule, sans travail, sans logement. Mes parents, les médecins, tout le monde m’a dit que ce n’était pas raisonnable car je suis trop jeune. Si j’avais eu un job solide, je l’aurais gardé. J’ai opté pour l’IVG par aspiration... Je sais que j’étais capable d’avoir ce bébé et de l’élever. Je crois que nous, les jeunes filles, on est poussé à avorter. Mes parents m’ont toujours aidée mais, là, ils m’ont dit qu’ils ne se voyaient pas avec moi et un enfant à la maison. Il aurait fallu que je me débrouille seule... Pourtant, je me sens mal, je me trouve horrible d’avoir fait ça, je souffre. Si j’avais un enfant, je serais la plus heureuse de la terre et cet enfant serait aussi le plus ou la plus heureuse de la terre. »

Nina

source : 20 ans


source : www.30anscasuffit.com - le site